Actualités de la technologie

Quand les maths et l’informatique mixent de la musique

Depuis sa création en janvier 2008, la société Iklax multiplie les bons coups. Créateur du format de musique multipiste et interactive Iklax téléchargeable sur Iphone depuis janvier 2009, la jeune entreprise de Lune, leur ouvre les portes d’un marché planétaire.
Bidart a franchi une nouvelle étape le 20 juillet dernier avec le lancement sur leur format de « Space Oddity » de David Bowie, en partenariat avec EMI, la plus importante des majors. Si Iklax media offrait déjà la possibilité de remixer des titres d’artistes célèbres comme Bob Sinclar, ce morceau de David Bowie connu dans le monde entier et par toutes les générations, sorti en juillet 1969 pour célébrer la conquête de la
Owen Lagadec, pdg d’Iklax Media explique le principe de son logiciel : « il repose sur notre format de musique appelé Iklax qui regroupe tous les fichiers d’un morceau de musique avec les différentes pistes car il faut savoir que les artistes enregistrent leur titres en séparant chaque instrument et la voix du chanteur. Le son est un entrelacement de plusieurs flux audio qui font des sinusoïdes. Notre format synchronise en un même endroit toutes ces données. Cela permet après de pouvoir mixer soi-même les pistes d’un titre individuellement ou d’isoler les instruments pour en apprécier la qualité » Voix, guitare, violons, orgue, drums et bass, les amateurs de musique peuvent mixer leurs propres versions et les sauvegarder. Owen Lagadec est loin de jouer aux apprentis sorciers musiciens , lui-même passionné il s’enthousiasme : « c’est fabuleux de pouvoir écouter la voix de son artiste ou ses instruments et donc de se rendre compte de la qualité de sa maîtrise. Cela valorise le travail des artistes et les majors qui connaissent notre logiciel sont toutes séduites. »

L’entreprise incubée par l’Estia puis par l’Incubateur régional d’Aquitaine a travaillé la technologie du format Iklax avec des chercheurs du Laboratoire bordelais de recherche informatique (Labri) notamment pour intégrer plusieurs contraintes au logiciel comme l’impossibilité d’éteindre la voix ou l’interdépendance de deux instruments. Et ce système ne se limite au simple plaisir de mixer ses morceaux de musique : « Il y a aussi une vertu pédagogique. On peut faire des exercices de reconnaissance d instruments en les isolant pour mieux les distinguer. De même, pour reproduire un morceau de guitare, on peut l’isoler et apprendre les notes. »

Photo Alexandre Marsat
(24 juillet 2009)

Un étudiant de 20 ans créé son propre logiciel de partage



Vincent Autefage, étudiant en troisième année d’informatique à l’Université de Bordeaux 1, n’est pas du genre à contourner la difficulté. Etant insatisfait des partages de données sur les serveurs, il a créé son propre logiciel pour résoudre leurs inconvénients.

Récompensé par l’Université qui lui a décerné le prix Isabelle Attali (1) pour ses recherches, son parcours universitaire et personnel, il explique sa démarche « à l’université comme dans les infrastructures importantes, on centralise tous les fichiers sur un serveur pour que l’équipe qui travaille sur le même projet puisse en temps réel avoir accès aux données des membres concernés et à leur actualisation. Le problème, c’est qu’il faut avoir un accès internet, créer un projet au préalable en ayant défini les utilisateurs qui en ont l’accès libre et le paramétrer pour savoir qui a le droit de faire quoi ».

Tout en poursuivant ses études en informatique, Vincent a alors décidé de se créer son propre logiciel. « Je voulais éviter tous ces inconvénients car lorsqu’on travaille en petit groupe de 3-4 personnes, ce système devient beaucoup trop lourd. » Il a alors mis au point un système d’échange de fichiers sans avoir besoin de passer par un lieu de centralisation des données. « Le logiciel créé un dossier virtuel, une sorte d’image où on peut visualiser les dossiers de chaque personne mais en réalité tout est dispatché. Ce système est très rapide car il n’y a pas de copie de fichier mais une simple image. » Si on veut « entrer » dans le fichier, il est alors récupéré chez l’utilisateur où il se trouve; le tout utilisant le réseau local environnant. Il est donc utilisable en interne d’une structure, comme l’université ou une entreprise.

« On n’a plus besoin de passer d’un étage à l’autre de la faculté avec sa clef USB pour partager ses données avec son collègue », se réjouit Vincent Autefage. Et d’ajouter : « quand mon projet aura abouti, je pourrai le mettre en accès libre pour que chacun puisse l’améliorer ou le compléter ». En attendant, il préfère se donner le temps de finaliser l’ergonomie de son logiciel.
(19 juin 2009)

(1) Ce prix porte le nom d’une ancienne étudiante de l’Université Bordeaux 1 qui a commencé au début des années 80 un parcours exemplaire constitué d’un DEUG scientifique, d’une Licence et d’une Maîtrise d’Informatique. Elle a ensuite rejoint Nice où elle a obtenu un DEA puis a préparé à l’INRIA Sophia Antipolis une thèse, poursuivie par une carrière brillante de chercheur dans cet organisme. Malheureusement, Isabelle a été victime au Sri Lanka du Tsunami du 26 décembre 2004 qui a mis brutalement fin à sa vie ainsi qu’à celle de ses deux enfants. Le prix, conjointement décerné par l’Université et la Ville de Talence, est créé pour perpétuer sa mémoire. Il récompensera chaque année une étudiante ou un étudiant en troisième année de Licence mention informatique à Bordeaux1. La Ville de Talence s’est associée à cette initiative par une délibération du Conseil Municipal votée à l’unanimité. La lauréate ou le lauréat sera désigné au vu de ses résultats universitaires au cours des trois premières années d’étude et d’un travail personnel démontrant curiosité et créativité vis à vis des matières enseignées. Elle ou il devra montrer des aptitudes à la recherche scientifique et une personnalité affirmée.

Un ordinateur économe et entièrement éco-conçu

L’appareil trône au milieu d’un des bureaux de l’incubateur régional d’Aquitaine, à Talence (33). Il ressemble aux autres ordinateurs du moment : plat, sans tour au pied du bureau. Mais, ce qui tranche avec les autres produits c’est sa composition totalement aluminium. Il faut dire que cet ordinateur est entièrement éco-conçu.

Ce sont trois anciens collègues d’une entreprise de SS2I qui ont décidé de se lancer dans l’éco-conception d’ordinateur. Michael Gil de Muro qui s’occupe de la communication de ce projet appelé Meta It explique : « il est devenu nécessaire de se soucier du développement durable, alors on s’est engagé sur ce que l’on sait faire : des ordinateurs ». Et la tâche est importante car les ordinateurs représentent 2% des émissions de CO2 soit autant que la flotte aérienne et ce chiffre est en augmentation.

Alors les concepteurs du projet (1) se sont lancés sur tous les fronts de l’éco-conception : « il faut aborder ce problème dans son ensemble, on ne peut pas prendre morceau par morceau. Aujourd’hui, il se vend 6 millions d’ordinateurs par an en France. Il faut agir. On intervient donc sur tous les aspects de cet ordinateur : construction, consommation d’énergie et serveur réseau. »

Leur ordinateur a donc été conçu pour passer d’une puissance moyenne de 107 watt (équivalente à poste classique) à 20 watt. Et l’économie est importante : « de 31 euros de consommation par poste, on passe à 8 euros ». Pour pousser cette économie d’énergie encore plus loin, les créateurs s’intéressent aussi au serveur : « tous les logiciels seront installés depuis le serveur qui pourra éteindre tous les postes à distance à une heure donnée. »

Leur machine est conçue avec seulement douze pièces contre environ 80 pour un PC. « Il n’y a pas de soudure, pas de colle, rien n’est traité chimiquement et tout se recycle même l’écran qui pose tant de problèmes. »

Alors même que cet ordinateur vendu autour 1000 euros n’est disponible que cet été, d’importantes collectivités et entreprises ont déjà souhaité renouveler leur parc avec ce nouvel ordinateur. Le succès et le buzz médiatique ne devraient pas tarder.
(10 avril 2009)

(1) Il s’agit de Michael Gil de Muro, Guillaume Masson, Olivier Cortes, Vincent Goulart et Brice Genre.

La Garonne peut éclairer Bordeaux

« Energie de la lune », c’est sous ce nom évocateur que les deux amis bordelais Marc Lafosse et Jérôme Cougoul vont créer leur entreprise en cette fin février. Tous les deux diplômés d’un DEA d’océanographie en 2007 à Bordeaux 1, ils expliquent : « Nous voulons installer une ferme hydrolienne autour du Pont de Pierre de Bordeaux pour produire de l’énergie verte. »

Les deux jeunes créateurs qui travaillent sur le projet depuis un an ne s’aventurent pas en terrain inconnu. Ils connaissent la production exacte qu’une ferme hydrolienne pourrait fournir grâce à un courantomêtre installé par le Port autonome de Bordeaux sous la pyle du pont où passent les barges de l’Airbus A 380. « Dès l’installation, on peut avoir une production minimale de 4,8 gigawatt par heure, soit pas moins de 20% de l’énergie nécessaire à l’éclairage public de Bordeaux. » S’ils veulent installer des hydroliennes au niveau du pont, ce n’est pas un hasard : « Avant le pont, la Garonne est, en moyenne, profonde de 17 mètres et large de 500 mètres. Au niveau du pont et cela en moins de 20 mètres, la profondeur maximale est de 7 mètres. Il faut pourtant que le fleuve passe sous les 15 arches, le courant est alors beaucoup plus fort. On passe de 2 mètres par seconde à 3,5 mètres. »

Les hydroliennes, sortes d'éoliennes marines, ne dépasseront pas les deux tiers de la profondeur de la Garonne pour être toujours invisibles même en cas de sécheresse.
Mais les deux jeunes passionnés d'énergie verte ne veulent pas s'arrêter au simple projet de ferme hydrolienne. « Nous allons créer une filière recherche et développement avec un laboratoire de Bordeaux, pour mettre au point des hydroliennes spécifiques : adaptables aux fleuves et surtout non visibles. Nous n'aurons pas besoin d'acheter les technologies existantes mais nous en créerons d'autres », projette Marc Lafosse.

« On entend parler uniquement des Anglais qui ne cessent d'innover en la matière. Nous, ici, on veut travailler avec les compétences régionales tout en valorisant une forte identité de notre territoire, la Garonne. C'est très stimulant ». (13 février 2009)

Des lampadaires économes et adaptables à nos besoins

« Les deux principaux inconvénients des lampes classiques utilisées pour les lampadaires sont le coût de la maintenance et la consommation électrique qui se monte à 45% de la facture électrique d’une ville », explique Didier Récapé, directeur général de la société Lyracom (1), située à la technopole Montesquieu à Martillac (33). Avec son équipe composée de huit personnes, il a alors planché sur la mise en place de lampes à Led (2) beaucoup plus économes et dont l’intensité est modulable. Ce qui lui vaut d’être récompensé par le Trophée de l’innovation de l’Inpi ce jeudi 4 décembre. Car Lyracom a été en la matière très innovante.
Souhaitant valoriser l’efficacité de la lampe Led connue depuis longtemps, Lyracom a mis au point un bloc lumineux à base de Led, adaptable à tous les supports existants. Didier Récapé est prolixe sur les avantages de la Led : « Contrairement aux ampoules classiques, elle est insensible aux chocs et peut être éteinte/allumée sans fatiguer la diode ce qui lui permet de tenir pendant 100 000 heures contre 15 000 heures pour la lampe à filament. Plus une lampe classique vieillite, moins elle émet de lumière mais plus elle consomme ; ce phénomène n’existe pas avec la Led. »

Les ingénieurs de la jeune société girondine ont voulu aller encore plus loin en misant sur sa faculté de modularité de puissance lumineuse. « On a processé ce composant pour ne pas le limiter à du on/off. On peut réguler la lumière émise selon les besoins, grâce à l’intégration de prise de mesures et de capture de présence humaine. Ainsi, un jogger qui s’avance sur un chemin plongé dans l’obscurité, verra sa route s’illuminer dès qu’il s’avancera, grâce à nos capteurs et à un système radio wireless qui permet aux blocs optiques de transmettre cette information entre eux. De même un parking public peut s’éclairer uniquement quand une voiture s’avance ».

Le produit, tout juste entré dans sa phase de commercialisation devrait séduire très rapidement les collectivités territoriales qui veulent consommer moins. L’équipe de Didier Récapé part d’ailleurs dès la semaine prochaine installer ces nouveaux luminaires dans une commune bretonne. (28 nov 2008)

(1) http://www.lyracom.fr
(2) Led (pour light-emitting diode) : diode électroluminescente, un composant électronique qui peut d’émettre de la lumière s’il est parcouru par un courant électrique.

Le Trophée d’or de l’innovation Vinitech pour une PME médocaine

Les viticulteurs pourront découvrir au salon Vinitech qui se déroulera du 2 au 4 décembre à Bordeaux, une machine respectueuse de l’environnement qui va faciliter leur travail tout au long de l’année. L’entreprise Souslikoff et Cie, située à Saint-Yzans de Médoc, présentera sa bineuse intercep pneumatique pour laquelle elle a obtenu le Trophée d’or de l’innovation Vinitech.

« Pour nettoyer le sol sous les vignes, on utilise des bineuses intercep qui se retirent au contact des pieds pour ne pas les endommager. Aujourd’hui, cela se fait par une assistance hydraulique qui fonctionne avec de l’huile. Mais, il arrive que le flexible casse, l’huile se répand alors sur la vigne, sans compter les risques de fouettage lors de cette casse et de brûlure due à l’huile. Cette assistance pneumatique fonctionne à l’air donc à l’énergie propre et non dangereuse », précise Dominique Souslikoff, directeur de l’entreprise.

Au volant du tracteur qu’il fait tourner sur la parcelle expérimentale de son entreprise à Saint-Yzans, il explique : « La compressibilité de l’air apporte une progressivité dans l’effacement de la machine. Cela est très important pour les jeunes plans qui sont très fragiles ».

Le directeur de l’entreprise médocaine a voulu aller plus loin dans l’innovation de sa bineuse intercep. Constatant que le viticulteur devait régler lui-même la profondeur de la bineuse, il a mis au point un capteur d’effort sur l’outil intercep qui permet aux versoirs gauche et droit de s’enfoncer dans le sol à la bonne profondeur, de manière indépendante. On comprendra l’intérêt sur des terrains en dévers d’autant plus que ces positions s’inversent automatiquement quand le tracteur fait un demi-tour au bout de rang, évitant au viticulteur de descendre de sa machine pour réinitialiser les réglages. « Cette optimisation d’effort du travail dans le sol diminue la consommation de carburant du tracteur. » Un point qui a du séduire le jury de Vinitech. (28 nov 2008)

Un appareil de précision pour le séchage des pruneaux

« Le pruneau est séché par le producteur pour des questions de conservations puis il est réhydraté à 35% par le transformateur avant la vente. Le tout pour répondre à la réglementation de l’appellation IGP (Indication géographique protégée) Pruneau d’Agen. On comprend alors l’intérêt de connaître précisément quel est le taux d’humidité du pruneau », explique Stéphane Chanthapanya, dirigeant d’Isinov, société spécialisée en veille technologique. Or, la plupart des producteurs estiment le séchage du fruit en se basant sur leur expérience, ou comme les transformateurs ils utilisent un appareil américain des années 60, robuste mais difficile d’utilisation.

« Le Bureau national Interprofessionnel du Pruneau (Bip) m’a alors contacté pour trouver un procédé plus rapide et moderne » raconte Stéphane Chanthapanya. Il s’est donc tourné vers la cellule A2M-IMS Transfert de l’Université de Bordeaux I où il a rencontré Jean-Louis Miane, enseignant-chercheur et Fabrice Bonnaudin, ingénieur. Les deux chercheurs ont alors imaginé un concept performant appelé Humifruit qui calcule instantanément, grâce aux micro-ondes, le taux d’humidité du fruit ». Jean-Louis Miane explique le principe : « Une onde à haute fréquence se propage et va se réfléchir à l’extrémité d’une sonde piquée dans un pruneau. En fonction du milieu (plus ou moins humide), la réflexion de l’onde est modifiée. On utilise donc ce phénomène de réflexion pour faire nos mesures sur des matériaux ». Cerise sur le pruneau, le taux d’humidité est alors immédiatement indiqué à l’utilisateur sur l’écran du boîtier.
L’appareil, portatif, facilement maniable et précis a séduit le Bip.

Les trois hommes ont donc déposé un brevet et créé une entreprise « Imiwave Technologies», le 11 août dernier. Ils ont fabriqué une dizaine d’appareils et espèrent rapidement commercialiser leur invention auprès des producteurs de tous les fruits séchés mais aussi se tourner vers d’autres marchés porteurs comme l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique et cosmétique, où la mesure du taux d’humidité pourrait permettre d’améliorer la qualité des produits ou de fiabiliser le processus de fabrication. (24 nov 2008)

(1) La cellule de transfert A2M (Atelier Matériaux et Micro-ondes) est rattaché à l’IMS (Intégration du Matériau au Système)/ Bordeaux 1

Légende photo : Stéphane Chanthapanya et Jean-Louis Miane présentent leur boîtier commercialisé sous le nom d’Humifruit.

Des bouteilles authentifiées au rayons X

Les anciennes bouteilles de vin, véritables objets d’art, peuvent désormais être datées grâce aux recherches d’Arcane, la cellule de transfert technologique du Centre d’études nucléaires de Bordeaux Gradignan (CENBG). Arcane, à la demande de la société londonienne « The Antique Wine Company », spécialisée dans le commerce international de vins fins a en effet trouvé un moyen d’authentifier quelques-unes des 10 000 bouteilles annuelles que la société achète ou vend pour le compte de ses clients. L’analyse de ces bouteilles par Arcane repose sur l’étude du rayonnement X émis lorsqu’on les place sous un faisceau d’ions produit par l’accélérateur de particules de la plate-forme AIFIRA. Cette technique permet de vérifier aussi bien l’ancienneté du verre des bouteilles que leur provenance et donc d’authentifier le cru, un peu comme la signature d’un peintre sur un tableau de maître. L’avantage de ce procédé réside dans le fait que l’on peut vérifier le cru sans avoir besoin de l’ouvrir ce qui conserve donc toute sa valeur originale. Une fois le verre étudié, les résultats obtenus sont comparés avec la base de données déjà constituée par Arcane. Celle-ci rassemble des informations sur le verre de 80 bouteilles de vins rouges du Bordelais, du 19ème siècle à aujourd’hui, notamment de grands crus de St Émilion ou du Médoc. Cette authentification est possible grâce à la complexité des processus de fabrication du verre qui ont évolué au cours du temps et la diversité des centres de production verriers qui donnent à chaque objet une « signature » multi-élémentaire caractéristique. 160 bouteilles vont, dans un premier temps, être traitées afin d’alimenter la base de données. A partir de novembre, c’est une société privée, créée pour l’occasion, qui assurera la certification des bouteilles. (08 sept 2008)

Une plate-forme technologique créée pour les lasers à fibre

La fibre photonique est une véritable rupture technologique dans le domaine du laser. Le laser à fibre utilise les capacités de transmissions de la lumière des fibres optiques. Mais pour aller encore plus loin dans ces capacités d’émissions, il faut être capable de manipuler et de transformer ces fibres très particulières pour, par exemple, empêcher la déperdition de puissance lumineuse après le soudage de fibres entre elles. C’est l’objectif de la toute nouvelle "Plate-forme de lasers à fibre", créée au sein d’Alphanov (1). « La préparation d’embout de fibres, par exemple, permet d’augmenter la puissance des lasers et d’améliorer la qualité des faisceaux émis » explique le directeur d’Alphanov, Benoît Appert-Collin. Bénéficiant d’équipements de dernière génération, la plate-forme se concentrera dans un premier temps sur la mise au point de procédés technologiques pour l’intégration de nouvelles fonctions sur ces fibres photoniques. La plate-forme travaillera comme un bureau d’étude développant des procédés de préparation des fibres.
« Le but de la plate-forme, qui fonctionne de manière collaborative entre les industriels et les centres de recherches, est de répondre en priorité aux besoins identifiés en commun et de proposer rapidement une levée des verrous essentiels rencontrés par nos partenaires. La participation en tant que membre donne droit à une priorité d’exploitation de 3 ans sur les briques technologiques ou les savoir-faire développés », explique Benoît Appert-Collin.(23 juillet 2008)

(1) Alphanov est le Centre de Ressources Technologiques du Pôle de Compétitivité Route des Lasers. Il apporte les moyens technologiques nécessaires au soutien des projets innovants de R&D industrielle porteurs de croissance et d’emploi, sur les marchés de l’aéronautique, du médical, de la micro-électronique... Il emploie une dizaine d’ingénieurs et spécialistes des technologies et du transfert. Il dispose d’un parc laser très diversifié, de moyens d’imagerie et de métrologie dédiés. Alphanov est soutenu par l’Union européenne, l’Etat et le Conseil régional d’ Aquitaine.

Légende photo: les membres de la plateforme lasers à fibre (de gauche à droite) : Lionel Pujol (Alpha), François Salin (Eolite systems), Eric Cormier (laboratoire Celia), Yohann Zaouter (Amplitude Systèmes), Emmanuel Hugonnot (CEA Cesta), Mathieu Antoina, Sébastien Ermeneux et Benoît Appert-Collin (Alphanov) / Crédit Photo Alphanov

Deux lycées dits « Kyoto » en projet


Bien plus ambitieux que les constructions HQE (Haute Qualité environnementale) qui impliquent simplement une économie d’énergie, les bâtiments « Kyoto » visent, eux, à générer entièrement l’énergie qu’ils consomment. Ils figurent au top du top des démarches d’éco-construction. En Aquitaine, la procédure de conception de deux lycées neufs « Kyoto » a justement été lancée en 2008 par le Conseil régional d’Aquitaine. Ils devraient voir le jour dans les prochaines années à Bègles en Gironde et à Bergerac en Dordogne. Ces bâtiments neufs s’inscriront dans des critères « basse consommation » et répondront également à l’objectif de diviser au moins par six les émissions de gaz à effet de serre, suivant ainsi les objectifs du protocole de Kyoto. Un seul lycée de ce type existe actuellement en France et même en Europe. Il ouvrira ses portes en 2009 à Poitiers. Garantie « Zéro énergie fossile », il n’utilisera ni gaz, ni charbon, ni pétrole. Tout a été conçu pour permettre au bâtiment de produire lui-même l’énergie dont il a besoin en termes de chauffage et d’électricité: échangeurs et récupérateurs de chaleur, système de micro-cogénération à l'huile végétale, isolations renforcées, capteurs photovoltaïques, toitures végétalisées, verrières, récupération des eaux de pluie pour les sanitaires et l‘arrosage…
(4 juin 2008)

Légende photo : le lycée Kyoto de Poitiers, premier du genre en France, a été conçu par les architectes
Guy Autran et François Gillard. Perspectives : Stéphane Curtelin. 

Comment diagnostiquer la qualité de l’eau distribuée ?

Une nouvelle version du logiciel PORTEAU vient d’être mise au point par le CEMAGREF*. Associé à trois modules, ce logiciel permet d’étudier par simulation le fonctionnement hydraulique et la concentration d’un désinfectant dans un réseau de distribution d’eau sous pression. Par exemple, si une trop faible concentration en chlore peut favoriser la présence d’éléments pathogènes, une trop forte quantité peut rendre désagréable le goût de l’eau. Il est donc impératif pour les gestionnaires de maîtriser les quantités injectées, et les positions des points d’injection. Grâce au logiciel, il est possible de simuler en fonction du temps et de l’espace les évolutions de concentration de ce soluté, mais également de donner l’âge et la provenance de l’eau pour une qualité optimale. La vitesse de l’eau et ses temps de séjour au sein du réseau sont également calculés et modélisés par le logiciel, comme le fonctionnement du réseau en période de pointe. Afin de rendre compte le plus fidèlement possible de la réalité, de nombreuses données sont prises en compte : topographie du réseau, caractéristiques fonctionnelles, ou répartition des consommateurs desservis. (28 mai 2008)

 

* en collaboration avec l’école doctorale de mathématiques et d’informatique de l’Université Bordeaux 1
Crédit photo: CEMAGREF / DUTARTRE A.

La nouvelle piscine du Grand Parc : plaisir, confort… et sécurité

De quoi faire changer d’avis les derniers réfractaires aux piscines publiques ! Conçue selon les normes HQE (Haute Qualité Environnementale), la piscine du Grand Parc utilise des déchloraminateurs pour éliminer les odeurs de chlore. Un plafond suspendu en bois de mélèze et toile de verre, des panneaux en laine de bois dans le hall du bassin, un double vitrage et du plancher chauffant garantissent une isolation thermo-acoustique optimale. En terme d’énergie, des panneaux solaires vont fournir 50% de l’énergie nécessaire pour chauffer l’eau des bassins et des sanitaires. Aussi, une partie de l’eau est réutilisée pour l’arrosage des plantes intérieures, des espaces verts, et à terme pour le nettoyage des rues adjacentes. Et pour notre sécurité, la piscine innove avec un système d'aide à la surveillance par caméras. Ce système d'analyse nommé POSEIDON™ décode le comportement des baigneurs grâce à un couplage de caméras classiques et infrarouges disposées au plafond. « Si quelqu’un a une trajectoire ou un positionnement inhabituel, le système déclenche une alarme dans les 10 secondes, facilitant ainsi l’intervention des maîtres nageurs », explique P. Nouaillant, le responsable de la piscine. C’est le premier bassin de la région à être doté de ce dispositif. (26 mai 2008)

Crédit photo: thomas sanson-mairie de bordeaux

Une table de projection « intelligente » et interactive.

Les équipes R&D de la société bordelaise Immersion, spécialiste de solutions dans le domaine de la réalité virtuelle et de la simulation visuelle, viennent de donner naissance à un petit bijou technologique : une table de projection interactive. Elle permet de manipuler tactilement des documents et notamment des images. Un simple effleurement des doigts sur la table permet de déplacer, tourner, agrandir, isoler, éclairer plus fortement les images projetées. Autre atout : six personnes peuvent se tenir confortablement autour de la table afin de travailler conjointement sur les documents virtuels. Enfin, des objets physiques posés sur la table peuvent également interagir avec des objets virtuels. Des architectes, par exemple, pourraient ainsi mélanger des maquettes physiques de bâtiments à des plans de construction virtuels. L'envers du décor est fait d'un vidéoprojecteur, d'une caméra et d'un PC, tous dissimulés dans le socle de la table. L'illumination des documents se fait au moyen d'un système infrarouge qui permet une utilisation multi-points. Développée à la demande de l'Europe, la  « Immersion Table », en phase aujourd’hui de production et de commercialisation, aura requis environ sept mois de développement. (22 mai 2008)


Propice au travail en équipe, la table de visualisation d’Immersion, permet à six personnes
de manipuler images et applications du bout des doigts.


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